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Sous le nom de Kota, on désigne de nombreuses ethnies vivant dans l'Est du Gabon. Au plan esthétique, elles relèvent d'un même courant culturel venu du nord, mais les formes des figurines varient. Le visage est toujours revêtu de métal, cuivre ou laiton, travaillé soit en feuilles soit en fils juxtaposés. L'emploi du métal, régulièrement frotté avec du sable pour en aviver l'éclat, était destiné à renforcer l'impact psychologique de ces figurines lorsqu'elles étaient présentées, brillant dans la pénombre, au cours de rites nocturnes. Le reste du temps les reliquaires étaient groupés par clans dans l'ombre d'une hutte consacrée, à l'abri des regard profanes, mais à proximité du village. A l'origine pour tous les reliquaires Mahongwé et Kota, le piètement de la figurine était planté dans un paquet de reliques.
Le reliquaire exprime d'une manière très forte la persistance et l'autorité des défuns qui restent ainsi doublement présents, au plan matériel d'abord, puisque des ossements sont conservés, au plan mythique ensuite, à travers la figurine qui n'est jamais un portrait , mais une évocation abstraite de l'ancêtre. Les chefs de famille en possédaient autrefois dans leurs cases, ceux-ci dates d'une ou deux générations en arrière.