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Chez les Punu ont a pu remarquer que souvent ils ont eu les deux incisives centrales de la machoire supérieure arrachées et les six autres incisives taillées en pointe. Seules les femmes portent en outre des scarifications de la grosseur d'un pois disposées en losange entre les sourcils. On retrouve ces caractéristiques sur les masques Punu. Ces masques blancs, sont aujourd'hui répandus au sein de plusieurs groupes ethniques historiquement et culturellement liés. Ils s'exhibent à l'occasion des fêtes villageoises ou des manifestations officielles dans le bassin de la Ngounié. Le rôle joué par les masques est de subjuguer les esprits malfaisants de la forêt. Les masques Punu représentent des ancêtres, ils sont portés durant les cérémonies de funérailles, par les initiés Moukouji qui dansent perchés sur des échasses (pouvant atteindre deux mètres de haut) pour réaliser des figures acrobatiques et étaient recouverts d'un costume de raphia. Formes : Evoquant par coïncidence un masque de théâtre japonais, il est réaliste, ces traits arrondis, harmonieux et doux en font un beau masque. Face blanchie au kaolin, pigment. La bouche est charnue, les dents ne sont pas visibles sur ceux-ci, mais sur certains elles peuvent être taillées en pointe (voir plus haut), mais n'ont pas de signification agréssive. Ces masques représentent des visages de femmes aux yeux mi-clos bridés, les paupières bombées évoquent le sommeil ou l'extase. Ils ont de belles coiffures, particulièrement soignées et comportent plusieurs coques en forme de chignon, quelques modèles ont parfois des chignons multiples. Les scarifications composées de neuf points disposées en losange (ce chiffre apparaît fréquemment dans les rites) sur les tempes et le front sont généralement associés à des ancêtres féminins, car les visages masculins ne portent pas de scarification. Il existe également des masques Punu noirs, qui exerceraient peut-être des tâches de police.