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Les 250 000 Dogon du Mali sont un des peuples les mieux connus d'Afrique occidentale de part leur art et leurs rituels. Installés depuis le 15ème siècle sur un plateau bordé par la falaise de Bandiagara.
Les masques ne sont pas l'oeuvre des forgerons dogon. Ils sont tous réalisés par les jeunes gens, membres de la socité Awa, initiés par un ancien ayant déjà participé à une fête du Sigui. Après la circoncision, tous les garçons deviennent membres de l'Awa. On leur apprend non seulement à tailler un masque, à réaliser un costume et aussi à danser.
Les Dogon ont encore une variété prodigieuse de masques. Il y a une vingtaine d'année, à Sanga le Haut, lors d'un grand dama (lever de deuil), plus de trois cents masques prenaient part au rituel. Actuellement, lors d'un dama ordinaire, cent cinquante masques sortent de toute une région. La "mère des masques" haut de 7 à 10 m, n'est pas porté. C'est un objet sacré, évoquant le serpent mythique. Tous les soixante ans les habitants de tous les principaux villages dogon taillent une nouvelle "mère des masques". C'est la grande fête du Sigui.
La place des danses sacrées est envahie par un nombre impressionnant de masques. Un des plus importants est le masque Kanaga. Il évoque une croix de Lorraine. On retrouve également le masque kanagha sculpté sur des portes de grenier à grain Dogon (voir dans portes...). Les frises sculptées évoquent toute la mythologie et tous les symboles Dogon, comme ces hommes aux bras levés (influence Tellem) qui prient pour faire tomber la pluie du ciel, les cavaliers, les crocodiles. Pour guider les morts vers le monde des ancêtres et rétablir l'ordre du monde des vivants, il est indispensable d'exhiber jusqu'à quatre cents masques à l'occasion du rituel exécuté tous les cinq ans en hommage aux morts (dama).
